Belrive n'a pas été pensé comme un hôtel. C'est d'abord une maison : des parquets qui craquent, des fenêtres hautes, une lumière qui tourne avec le jour.
On l'a gardée ainsi. Les vingt chambres ont chacune leur caractère, aucune ne ressemble à la précédente. Le matin, le petit-déjeuner se prend face à l'eau ; l'après-midi, le temps s'étire sur la terrasse, un livre à la main, le lac pour horizon.
Le service, lui, se fait discret. Pas de cérémonial inutile : quelqu'un est là quand il faut, et nulle part le reste du temps. C'est cette retenue, croyons-nous, qui fait le luxe d'une maison.
Autour, la région se laisse marcher : les coteaux, les sentiers, les villages. Mais beaucoup de nos hôtes ne franchissent jamais le portail. Ils ont compris qu'ici, l'essentiel tenait déjà entre la rive et le seuil.